Avec l’ouverture de POP à La Courneuve et dans quelques mois celle de l’IDN en remplacement de CIPP/Offprint/Imprimerie Desfossés pour l’une et Roissy-Print pour l’autre, la profession va vivre une nouvelle étape de modernisation. Avec l’arrivée d’une nouvelle génération de rotatives, ce sont de nouveaux gains considérables de productivité qui vont
être réalisés. Des centaines de postes de travail sont donc menacés. Depuis 1976, plans sociaux après plans sociaux, certes confortables pour les partants, les patrons ont réalisé des gains énormes de masse salariale et de vitesse de production, de baisse des effectifs même
dans les ateliers non affectés par une modernisation. Mais qui a dit que ça devrait toujours être les ouvriers qui trinquent ? Il est temps que les travailleurs en profitent aussi !
Pas question d’accepter que quiconque se retrouve sans solution ! Nous voulons :
Une vraie retraite anticipée pour compenser la pénibilité des années passées à bosser de nuit, de jour, avec les heures sup non refusables dans une flexibilité complète.
Le maintien des emplois des auxiliaires et la ré-internalisation des tâches sous-traitées.
L’augmentation de l’effectif sur certains postes tendus.
Une garantie d’emploi et de services mensuels pour tous les permanents tournants dont beaucoup concourent à la production depuis plus de 10 ans.
Années après années, nous vivons avec des temps de service toujours plus longs, plus pleins, dans une tension et une polyvalence accrues par les baisses d’effectifs. Il faut inverser cette tendance. Il faut une nouvelle baisse du temps de travail. Des pistes sont possibles :
Formations professionnelle et personnelle.
Réduction progressive d’activité pour les plus âgés.
Congés supplémentaires
Il faut rapatrier en presse parisienne (avec les salariés concernés) les travaux qui sont partis et les suppléments qui peuvent être intégrés. Par ailleurs, nos propositions en faveur d’un vrai pluralisme permettant à chaque parti d’éditer son quotidien permettrait également de créer des dizaines d’emplois.
Bien sûr, se fixer ces objectifs nécessite d’être prêts à un affrontement avec les imprimeurs, les éditeurs et le gouvernement. Mais parfois, on n’a plus le choix !